Derrière les projecteurs – épisode 7 : Les Verts

Avant-dernier épisode de « Derrière les projecteurs ». Au menu de cette plongée au cœur du mouvement écologique, le regard de trois personnalités différentes, qui malgré l’échec, sont restées fidèles à leurs idéaux.

Environ 2500 personnes ont assisté au meeting d'Europe Ecologie

C’est pour « pouvoir écouter une dernière fois les propositions avant le vote du 22 avril, mettre l’ambiance et supporter la cause » que Benjamin, 28 ans et étudiant en architecture, s’est déplacé. « Et parce que je n’habite pas loin » avouera-t-il un peu plus tard en souriant. Sympathisant écologiste, il attend de l’avenir une société plus égalitaire et la transformation de « la société de profit » en « une société de décroissance ». Bien que sa famille soit plutôt de droite, Benjamin n’a jamais douté. « J’ai toujours été attiré par le thème, à cause de ma relation aux gens, à la nature, mes aspirations au savoir-vivre ensemble,  à ma conception du bonheur tout simplement ». Pour le reste, il exprime quelques regrets à la mesure de la calamiteuse campagne d’Éva Joly  : « L’écologie, on en a beaucoup parlé en 2007. Ça a été pris comme un effet de mode. Désormais, on en parle seulement quand il se passe un évènement grave… ».

Daniel Cohn-Bendit a invité les Verts à se tourner vers les instances internationales pour faire avancer leur cause

Rosine, 63 ans, retraitée de l’enseignement, montre ses convictions d’entrée. « Je suis écolo. J’ai envie de soutenir Éva Joly parce qu’on lui tape dessus, et à cause des idées qu’elle véhicule. » Ce qui intéresse cette adhérente du parti de Cécile Duflot : la reconversion écologique et énergétique et le fait qu’ « Éva Joly a un discours économique du même niveau que celui de Mélenchon ». Ce qui lui plait beaucoup. Écologiste « depuis longtemps », cette fille de socialistes convaincus a sans doute nourri sa conscience verte à travers son métier. « J’étais prof de SVT, donc obligée d’être sensible à cette cause ! »

Enfin, Gilles, 60 ans et retraité du transport aérien, se montre le plus engagé de tous. Tout habillé d’une combinaison anti-radiations à l’occasion du meeting au Cirque d’Hiver, cet adhérent d’EELV espère principalement l’arrêt du nucléaire, la fin des inégalités et que les immigrés soient mieux accueillis. Militant syndicale CFDT pendant une bonne partie de sa carrière, il s’est converti à la lutte contre le nucléaire dès 1974. « La CFDT portait la lutte contre le nucléaire depuis les années 1970 » rappelle-t-il. Espérant une prise de conscience massive sur la problématique des déchets et du recyclage, il poursuit : « J’en ai marre de l’hégémonie du PS. Je souhaite qu’on soit une charnière aux législatives, une force de progrès ».

                                                                                                                                        Eric PYKO


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